| Février 2012 | ||||||||||
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Mes mots trébuchent sur ta
bouche
Collision sur tes lèvres, heurte-moi
Erre-heure sur ta peau qui s'endort
Ta langue rue, mes mots rient
Mélodie des frimas couchés sur le papier
Asthénie des frissons lancés sur le gravier
Tu t'interposes, bête intrusive, et je m'entruche
Tu m'effeuilles, bustier vole
Brasier de soie qu'interceptent tes doigts
Nos formes s'épousent et s'imbriquent
Ephéméride, nos corps s'empèsent, et se divisent
Divorce tactile, nos chairs se déchirent
Et s'arrachent l'une à l'autre
Là où tout se désassemble, quelque part entre les mots
Je ne suis pas anorexique. Je ne suis pas grosse, petite, folle ou vulgaire. Je ne suis ni vierge, ni
colorée. Je n'ai jamais connu l'inceste, jamais goûté mon sang. Je ne parle pas souvent à Dieu, ni même à mes parents. Je n'embrasse pas, ne suis pas muette, ne tue jamais d'enfants – si ce n'est
le monde, qui grandit difficilement. Je n'ai aucun pouvoir magique. Je ne porte aucune couronne. Je ne suis ni fée, ni sirène, ni prairie, ni urbaine. Je suis un peu de tout ça, du contraire et
de rien à la fois. Si j'avais une bouche pour inciser ma vie, tisser de ma langue les maux de mon enfance, j'hurlerais que je suis triste au fond, j'hurlerais en joyeux pardessus. Le cœur
servile, j'accomplis, je survis. Je ne souhaite pas mourir. Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas de la vie non plus. Je ne suis d'aucun crime, d'aucune danse exquise. On m'appelle...
L'aprentie humaine
C'est un amour désuet. Une aberration, un délire purement
anachronique. La nostalgie des souvenirs qui m'hantent. Je n'suis qu'une abnégation ambulante de la Vie, la Mort, l'Amour, l'Amitié et tous les sentiments qui règnent sur la Terre. En me couvrant
de la responsabilité de sa mort, on m'a baigné dans une ignominie infame. J'hésite encore à dire que ce n'était qu'une idylle. Une idylle dramatique. Pour eux, ce n'était qu'une utopie, une
illusion d'adolescent. Dans notre histoire, les autres étaient des usurpateurs. Il y avait une bulle éphèmère autour de nous. Je l'ai éraillée. Je me suis défaite des tissus qui nous formaient.
C'était d'une bêtise abyssalle, incommensurable, infinie, insondable, profonde. La candeur de mon geste ne fut pourtant pas pris avec légèreté. Je n'aimais pas l'asservissement et la soumission
qui existait dans un couple. Je n'aimais pas la fidelité. Trop jeune. Trop simplette.
Je ne t'aime pas. Non non pas plus que çà.
L'ivresse d'un mot sortant de ta bouche et défilant jusque mon oreille a finit par me
rendre indépendant de ta propre
bêtise. Je ne t'aime pas, il faudrait qu'on oublit cette vie, qu'on insiste sur le
prix de l'enchère; le ventre
de ta chair.
je hurle une plainte incoherente .
"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait
trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
je n'ai jamais grandit, j'ai toujours été vieille. Dans l'esprit de contradiction, je suis une gamine. Je refuse le temps et j'en perd sa notion complexe. Je ne veux pas partir et j'ai le coeur à l'avance serré de savoir qu'il va me manquer, forcement... Vide et sombre, sans aucun sens et dans la délinquance parfaite d'une jeunesse ivre ou trop défoncé par la vie qui leur offre un semblant de calme dans ce que l'on appelle vacances. J'aurais aimé continuer de danser parmi ces gens de sortir souriante. J'aurais aimé ne plus tenir se rôle de l'enfante ratée qui fait la déception de sa mère.. cette dernière ce sentant obligé de gâter le dernier fils, jusqu'à la pourrir de cette voix mielleuse me rapprochant de la honte que je lui fait. J'aurais préféré être des plus solitaires afin d'éviter ce mal que je fait et que je reçoit. J'ai beaucoup désiré l'utopique perfection du voyage et de l'inconnu qui m'attire depuis bien longtemps. J'aurais tant aimé avoir un coeur de pierre pour ne rien ressentir et ne jamais m'attacher... ça aurait été beaucoup plus simple. Mais Dieu que ça aurait été emmerdant une vie sans piquants. Jamais je me passerais des pleurs qui font de mon âme un torrent de sentiments... ça va d'une peur refoulée à une joie impensable, en passant par un besoin de souffrance qui fait que je m'accroche et m'écorche inlassablement à des amours dangereux et silencieux...
Il parait que c'est un con, que l'étiquette de manipulatrice qu'on m'a collée se contredit avec mon coeur ramollit. Il parait que je suis comme une poupée. Tout
aussi fragile, précieuse, mais lassante... Un jouet qu'on finit par oublier et laisser dans le grenier, au milieu de la poussière. Un amour de gosse, un souvenir chaleureux, quelques moments de
nostalgie, et voilà. Il parait que j'ai un certain charme mais bordel avoir une allure de putain qui laisse envier ces planches a pain ça fait parti du jeux. Je suis comme ça, je peux rien y
faire et je m'en tape royalement. Fantasmez donc. Seule contrainte: n'oubliez pas que j'ai des sentiments. Je ressent, je sent, je voit, et je m'émoi. Je suis éprise de la passion du bon. Même si
je ne l'avoue pas. Je recherche comme beaucoup la jouissance de se savoir en vie. Envie. Je cherche le calme défoncé, l'amour sale, les baisers forts, les câlins qui étouffent, le coeur qui bat
sous le T-shirt, le temps perdu d'une première fois, le regard qui sourit.. Oh et pis merde .... il me manque !